Archive pour octobre 2010

J’ ai retenté les 20 000 euros ce soir

avec mes fautes d’orthographe

(j’ai relu, re modifié mais il doit en rester, je me fais confiance)

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« Bon, moi mon après midi ne se passe pas comme il devrait. J’ai passé environ deux heures dans une sorte d’état d’hébétude stérile. »

Je crois que ce garçon, fort belle âme, a tout compris à la vie du vendredi après-midi.

Pour ma part, nous nous préparons à passer une soirée haute en couleur avec E., et j’ai préparé trois fois rien (=  six fois trop).

Mais bien sur, on va surtout boire en fait.

Enfin, on vous racontera car cette personne tient un blog influent et aux dernières nouvelles nous ne coucherons pas ensemble

1/ c’est une fille

2/ j’ai promis à F. avant. (F avec qui nous avons enfin pu départager la taille de nos seins)

(Je ne comprends pas bien, ce soir, les personnes qui me disent que j’étais sensée n’écrire dans mon manuel de survie que des choses graves, sérieuses, instructives, voire scientifiques. Qu’ai-je à voir, pauvresse que je suis, avec la Science ? Je suis juste une petite femme en veine de franchise)

J’avais laissé une merveilleuse faute d’orthographe dans le titre

Sachez que c’était un pari.

Et que je viens de gagner 20 000 euros.

Vous êtes injustes, chers amis. Si la vie est compliquée, je n’y peux rien.

C’est vrai quoi. Arrêtez de vouloir voir toujours des choses bien classées et clairement exposées.

Il faut aller bonhomme chemin après avoir clairement avalé que,  pour l’immense surface, ce sont les ténèbres.

Quant’ à moi, après 5 jours de folle glande, folle dans le sens de démesurément grande par rapport à mon espace psychique (à la fin, je ne savais plus bien quoi faire)(tant de VIDE !), je suis allée à la bibliothèque faire semblant de trouver des articles. Après ça, j’ai pas mal lu (mes mails) puis, je suis allée voir le gardien des livres pour lui emprunter un volume.

Evidemment,  j’avais deux livres chez moi que j’aurais dû rendre trois jours auparavant. Selon l’article 341B du règlement, j’étais bloquée.

Mais ce livre, ce soir, c’était une question de vie ou de mort. Je n’ai pas voulu jouer la carte de la fille qui fait ses yeux qui frémissent de tout, accompagnés d’une moue boudeuse, d’une lèvre qui se pince et d’un cheveu qui se tortille.  Marre de partager l’humanité entre les rustres et les coquettes, d’autant que les perruques et les tartufes courent déjà beaucoup trop les rues pour rajouter à la séduction futile ambiante.

Non,  j’ai expliqué à quel endroit de ma pensée et à quel but ce livre me serait très utile, que, en quelque sorte l’avenir de la théorie psychanalytique en dépendait et que, pour une science si jeune, on ne pouvait pas refuser de nouveaux et brillants doctrinaires.

Il me dit alors « c’est bon j’ai décalé vos dates, vous pouvez prendre votre livre, mademoiselle »

C’est là que , je me suis rendue compte que ma jupe s’était accrochée dans mon pull, lui-même enroulé dans mon cache-coeur.

Programme

Cela ne vous est pas arrivé, je pense, depuis les années 90, cette notion de programme de révision.

C’est que je suis en semaine pudique de travaux personnels, c’est à dire de vacances, mais avec cette subtilité qu’ils arrivent à te faire culpabiliser si tu en palpes pas une.

Donc, par jour, j’ai mes tâches à réaliser, aussi variées qu’ambitieuses, et au physique comme au moral. Bilan pour aujourd’hui, je devais lire un livre entier mais j’en suis à nettoyer mon frigidaire car j’avais laissé une bouteille au congélo et qu’elle a explosé. C’est un bruit sourd, puis surtout une odeur de vinasse qui m’ont mis les 3 sens en éveil (je ne me suis pas servie du toucher, ni du goût).

Je doute qu’il faille en penser quelque chose mais, comme vous pouvez le constater, cela ne n’empêche nullement d’en parler.

En revanche, j’ai appris beaucoup quand même, et ce, à deux reprises, et cela outre mes fiches « révisions » et mes dossiers « idées générales » :

La première, lors de tests projectifs, qui ont montré que j’avais des vraies stratégies de défenses variées (oui, moi non plus, je ne sais pas bien quoi faire encore de cette information)(je pense qu’on parle de mon humour toujours si à propos et de ma modestie) et la seconde, en ayant la chance immense d’avoir pu épouser en, 2064,  Albator, une personne qui est partie dans l’espace (dans l’ESPACE!), qui en est revenue avec des cicatrices et des histoires, et qui vient de débouler, ici bas, avec son vaisseau et son espace temps.

Bon, c’était ma pause.

Ma vie, c’est vraiment Marry Poppin’s.

hop, au boulot, la feignasse.

ps : ah, au fait, je devrais bientôt, si j’ai mon stage, passer un jour par semaine à l’hôpital. Je vais essayer de maintenir une dose d’humour, mais je serai au service ré-animation, donc je pense qu’il y sera fondu au noir. Comme je ne suis pas fan, ni du cynisme non constructeur, ni surtout du mauvais goût, nous verrons ce que j’en ferai (peut-être un concept de cuisine pour un restaurant de fusion food démodé)

Ces fameux degrés de liberté

Mon pote Baudelaire engagé, piquet dans les manifs, se démenant comme un furieux, celui là même donc qui nous dit que « Si t’es pas là, t’es nulle part », a quand même réussi ce soir à draguer une fille avec un somptueux :

« et le commerce, ça marche toujours? »

« Putain, regarde ce que fait le pouvoir de moi, Ariane, je m’adapte, je deviens faible et lâche. »

Je lui ai dit, que la fille était bête à bouffer de l’avoine et que, par conséquent, cette dérive ne serait pas retenue contre lui.

Repentant toujours, mais jamais converti.



Et bien, je n’ai pas été déçue.

Et pourtant, j’aime assez me surprendre avec cet air blasé de la parisienne qui s’ennuie un peu partout. D’habitude, je suis trop follement enthousiaste et j’agite mes bras partout (mais, je ne me sens pas vraiment femme).

Mais ce soir, non, j’ai été comme la nature m’a faite : hilare, sensible à l’humour et n’ayant pas peur d’intervenir moi même.

Nous étions avec F. à une soirée impro.

Sans chercher la complaisance, nous avions nos petits thèmes que nous espérions voir être tirés, avec la candeur sus-citée qui nous caractérise (F. me ressemble beaucoup)(mais je ne sais pas encore qui, de elle ou moi, a les plus gros seins)(ni avec combien de mecs elle a couché).

mais bon bref, thèmes que voici :

(et franchement, ça donne envie de faire de l’impro d’avoir un public si impliqué)

« Non, l’ombre du zèbre n’est pas toujours rayée »

« Chez Jean, le boucan, c’est le faisan »

Mais nous n’avons pas été tirées au sort.

Dommage.

C’est pas grave. Nous nous sommes positionnées sur la fin. Elle a roucoulé devant son acteur et moi j’ai fait rire le mec qui semblait vouloir avoir le monople des blagues (une telle attitude, en 2010…).

C’est donc sur ce 1 partout que je reviendrai dimanche dans quinze days.


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