Archive pour mai 2010

Post écrit à la minute, comme la purée mousseline à passer au micro onde

« Fais pas ton Yann Arthus-Bertrand »,

M’a dit, Dominique, mon voisin de gauche  (qui n’a pas du tout le prénom de son physique)(et que nous appellerons le cigare pour d’évidentes raisons)(il fumait le cigare)(do’t play with that, girls).

« Ecoute, au moins, moi, je prends le métro, donc, si je prends un peu de hauteur, c’est que je sais aller en sous-sol »

Je pense qu’il a apprécié mon sens de la vue en 3D, puisqu’il a convenu que l’hélico, cela coutait quand même très cher. Moi, non plus, je n’ai pas saisi sa transition (faut dire que j’avais un foulard léopard).

Puis, j’ai tourné ma tête de l’autre côté. Chose facilitée par le fait que mon voisin de droite était le sosie de Taddéï (ca arrive). Evidemment, je le fais remarquer, toujours un bon point pour débuter une conversation (oui, c’est un poil lourd, et en même temps on sent une bonne volonté pour s’intégrer).

Mais, très vite, à ma droite, pour ne pas dire immédiatement, Der Cigare:

« Ah mais pas du tout, je connais très bien Taddéï, c’est un vieil ami,  à la rigeur la voix mais sinon, non, je vois pas »

OK.

Comme la configuration faisait que j’étais pour le moment vissée  à cet espace clos, je décide de parler de sens de la vie (bien harassant aussi en soirée, mais au moins, ça permet de s’éclipser vite)(« Bon salut, tout le monde, je vais me mettre les yeux ouverts sur mon lit et penser au vide »).

A peine rallumé, j’entends un bondissant :

« Ca me fait penser à un texte de Paul Morand, d’ailleurs, je suis très proche de tous ses amis encore en vie, j’aime beaucoup les vieilles personnes ».

ok, il bouge encore.

Alors je pars sur un autre sujet fédérateur :  au hasard, le Trivial Poursuit.

Le cigare : « J’adore les jeux et pourtant je ne suis pas DU TOUT compétition, comment tu expliques ça, toi ? »

(nier, c’est tellement me montrer ton refoulé que je vais  pas t’humilier)

Moi :  » Bah peut-être la cohésion d’équipe, le sens du clan ? »

Et le voilà parti sur 12  min de différence lingistique entre clan et cohésion….

Et, ça faisait 5 fois qu’il reprenait mes mots :

« Non le Mathis, je dirais pas select comme club, plutôt urbain »

« Non, je dirais pas manque plutôt stress »

« Non pas volonté, je dirais plutôt ambition »

« Non pas  intuition, je dirais plutôt sensibilité »

« Non pas ponctuation, je dirais structuration »

Alors pour me dégager :

« Putain, Jean Pénibilious, mais tu es over chiant comme mec toi, bénie soit ta femme, une sainte qui s’oublie, là, en face sur le canapé »

et là paf, il me sort un truc sur son père, très vite je rebondis, il reprend un verre et me parle de toute son histoire (père, mère, frère, etc.)

Il y a certainement quelque chose à comprendre d’aller très vite à l’essentiel avec les gens.

(et tout à l’heure, j’irai acheter une chute)

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Comme j’attends un pot qui commence dans une heure

j’ai découvert entre temps deux supers groupes et je vous en fais part (generous girl) :

  • Le premier :  « World Unite Lucifer Youth Foundation »

(J’aime bien les noms à rallonge)(on imagine bien sur tout le reste)

  • Le second :  « Trash kits »

Sinon, merci à blaseman, qui à DISTANCE (mais il est très FORT), m’a aidée  à faire ré-apparaître une play list. Parfois, je crois que toute seule, je ne m’en sortirais vraiment pas avec les nious tecks.

Allez je dois me préparer (enfiler une culotte)(c’est la fin du we)

@ plus, les noix de coco

Ce matin, j’ai reçu ça là :

« Bonjour,

« Vous avez reçu un message de Pôle emploi. Pour en prendre connaissance, merci d’ouvrir la pièce jointe.

(ne pas répondre – message envoyé par un automate) »

Ils sont magiques ! Déjà c’est assez bon le coup de t’envoyer un mail pour te dire qu’on t’a envoyé un message. Mais plus surprenant encore, la franchise assumée avec laquelle on t’explique combien faut pas les faire chier le vendredi.

(Ce post, à lire après avoir cliqué sur le titre, a été écrit par une fille qui ne porte pas de culotte)

Ne cherchez pas plus loin

Tout s’est déroulé, içi, à mes pieds, hier soir.

Je prenais l’apéro avec G, que je félicitais chaudement pour ses qualités visionnaires qui devancent le jury de Cannes (il monte une boite de rééditions de dvd de docus exigeants et, paf,  son premier opus est né des mains de celui qui vient de gagner la palme d’or !)

Donc moi et G. on buvait heureux (moi c’était parce que j’avais super bien réussi mes pâtes au dej).

J’avais quasiment le serveur dans la poche  (service irréprochable, à mon air gourmand et classieux, de deux pots de crackers + rillettes de thon maison) et ce n’était pas facile vu que, à la base, son physique de Terence Stemp à qui tout est dû le mettait plutôt sur l’escalier du désagréable.

Mais, ça a basculé à l’arrivée de J., sur le tard, qui lui a soudain lancé un :

« Mais on se connait ? »

Lui, faussement troublé, comme si habitué :

« Non, je ne crois pas »

« Mais si, tu t’appelles Michelangelo Robinet et on a fait un casting ensemble en 2003 »

Lui, super vexé (puisque, présentement, l’issue du casting ne faisait plus aucun doute pour personne)

« Ah oui, mais ça fait longtemps »

[A ce moment précis, le lecteur acéré aura compris qu’elle nous l’avait crispé].

Et voilà comment en mordant dans la pomme, la femme s’est privée d’un pot de rillettes.

(attention sous l’apparence frivole de ce post, se cache une grande leçon de philosophie)(un peu comme Rrose Sélavy qui pense que « le culte du moi ne peut pas générer la moiteur du cul »)

Muray/Luchini

Je ne pars pas dans une critique de spectacle, déjà parce que ça me gonfle, ensuite parce que je n’en ai pas les ficelles stylistiques, enfin parce que, c’est en vous déplaçant par vous-même que vous pourrez juger et user ainsi de votre libre-arbitre, beaucoup trop utilisé ces derniers temps pour des causes bien en-deçà de votre niveau.

Truc pénible, Muray, avec qui on ne peut que se trouver des points communs, me fait culpabiliser un peu du coup pour ma fête d’anniversaire : complètement dans l’hyperfestivité. Nos verrons si je pallie le truc avec ma totale lucidité qui ne me fera jamais perdre de vue le bar.

Sinon, les derniers we furent CHAUDS et je ne parle pas uniquement de MOITEUR.  Samedi, à une fête ou je ne connaissais personne et où personne ne me connaissait- les malheureux,  l’ambiance globale mixait entre Jamaïque et Dance hall. Forte de mon anonymat, j’ai réussi à demander une chanson au DJ, pourtant un terroriste pointu de sa personne et j’ai bu trois fois dans le verre de l’ingénue  : « C’est quoi le titre de cette chanson , et celle-ci ? Ah ça c’est vachement bien c’est quoi ? Et on trouve le cd à la Fnac Rennes ? Ah ouai ?  Tu vis de la musique et tu en meurs ou pas ? Et si j’appuie là ça fait quoi comme son ? »

A autre moment, j’ai essayé de tirer sur un joint maison mais j’ai l’impression que cela ne m’a rien fait. Raaaah, déception ! Voilà une addiction qui m’échappe et qui  vient rejoindre le cimetière des passions non commencées (Ouzo, gens pas drôles du tout, vie de champignon végétatif).

Enfin, comme on a pris la route, un petit bilan Bison Futé : vu les prix du pétrole, que l’existence précède l’essence me paraît finalement un moindre mal.

Demain, nous écrirons peut-être en anglais soutenu (mais rien n’est moins sur)

ah sinon oui

Hier soir, j’ai testé l’intégral rouge (même quand il n’y a pas de thème, j’aime m’auto-imposer une discipline).

Soit :

– une combinaison de coups de soleil A MEME LA PEAU

– un bloody mary à la main droite

– un livre de Marx (au hasard, Das Kapital) à la gauche

ça marche, globalement, on sent bien que l’effort est là.

Comme vous avez les yeux vifs,

Vous avez remarqué que ce blog fait les ponts.

C’est que j’obéis à la convention collective 342.

Et aussi, prenez ça, pas plus tard qu’ aujourd’hui, j’ai trouvé 2 euros.

zzzz

(post en compétition pour publication dans l’Usine Nouvelle)


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