« Playboy blues » (Big Joe Turner)(Et oui, parce que toutes les professions ont le droit d’avoir leur vague à l’âme)

Aujourd’hui, jour de combat de mon étage, le 2e, c’est dire que même si je tombe, la chute ne sera trop rude.

Non mais, V., fine fleur parmi les fleurs, se sent aussi nulle qu’une flaque d’eau parce ceci :

(voici l’histoire)

« J’ai eu des nouvelles de la britonne ambitieuse avec qui je bossais avant, et qui tirait une gueule de trois pieds de long jusqu’à ce que son mec la demande en mariage.

Ça tournait a l’obsession à un moment, à chaque fois qu’on dînait ensemble elle me disait : « ben non, il m’a rien demande »

Finalement, là ça y est, il lui demande, et là, elle m’envoie 4 pages de compte-rendu, les photos de la demande en plein milieu de riantes montagnes suisses, la tronche de la bague… »


D réagit vite : « C’est le pic de sa vie, la suite ne sera que longue errance avec match de foot, bières, et couches bio ».

Moi, je balaye d’un coup de mail logistique l’affaire (je règle mes 30 ans qui se pointent dimanche).


Bref on passe à un autre sujet.


On ne va pas faire toute l’après-midi sur les reproductions sociales de notre classe d’âge. Et puis quoi, on le sait, 80% des gens qu’on a connu de 0 à 20 ans, sont aussi loin de nous que la Grande Épicerie du Mammouth.


Mais on sent bien que le coeur de V. n’y est plus.
Voilà.


Je suis pas contre le 1+1 donne du mieux que 1, ni les conventions après tout, les feuilles de vigne sont vite arrivées dans le jardin d’Eden.

Mais merde quoi, pourquoi les gens ont besoin de prouver que ce tout qui leur arrivent, c’est bien mieux ?
Ce que j’en conclus: « 
plus on en dit, moins on en avale ».

Je sais, n’importe quel étudiant en psycho-socio pourra me faire une thèse sur le désir et soif de reconnaissance comme moteur de l’action humaine. Mais je m’en fous. Je sais. Moi aussi je désire des tas trucs  : trouver un 1500 euros dans la rue, ouvrir un salon de thé qui sert pas de thé, comprendre les motifs inconscients de nos actions, désirs, fantasmes, goûts alimentaires, devenir obsessionnelle pour combler parfois le vide qui m’habite.

Mais je ne ferais JAMAIS de PwP pour saouler les gens avec (pour ça j’ai du vin et une plateforme web ouverte)(ah!)

ps : une information capitale s’est glissée dans ce post.

1 Response to “« Playboy blues » (Big Joe Turner)(Et oui, parce que toutes les professions ont le droit d’avoir leur vague à l’âme)”


  1. 1 YourBiggestFan avril 13, 2010 à 4:17

    L’idée du salon de thé qui vend pas de thé, ca me rappelle l’idée d’un pote qui veut écrire la Bible mais sans Dieu dedans.

    C’est bon tout ça, continue !


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