Ca me fait le coup régulièrement.
Je feuillète “La Bibilothèque Idéale”, je réalise tous ces livres que je n’ai pas lu et que je n’aurais probablement pas le temps de lire avant ma fin de vie terrestre.
Ca m’accable.
Je vais sur Wikipédia et je regarde tous ces sujets d’érudition qui ne toucheront jamais mes synaspes.
Ca me cafarde.
Je saisis les 1001 films à avoir vus dans sa vie à soi. J’en compte 45.
Ca m’enfonce.
Je traîne sur la blogothèque et sur tous ces blogs musicaux que j’aime par dessus tout (peut-être pas au-dessus des brochettes boeuf/fromage des japonais, très haut aussi dans mon échelle de Maslow personnelle). Et je matérialise toute cette musique que je n’aurais pas le temps de découvrir.
Ca m’affaisse.
Et le pire, c’est que quand j’ai du temps devant moi (mettons, par hasard, ces dernières périodes), je me rends compte que j’ai mes horaires et que je n’en profite pas pour me faire grandir comme je le veux du neurone.
Mais aussi, je ne goûte les livres que la nuit tombante, la musique s’écoute dans le noir pour être ressentie comme je le souhaite, les films se visionnent au cinéma, et surtout je n’ai pas mon pareil pour perdre mon temps à faire d’autres choses un peu vaines et futiles.
Mais, et c’est la tragi-comédie de ma vie, j’aime beaucoup les choses vaines et futiles.
Alors c’est sur quand vient l’heure du bilan, je me dis que je passe à côté de la connaissance. Espérons que je progresse en pratique de la vie pour compenser.