Dimanche, c’était la communion solennelle de ma petite cousine (je vous renvoie au web pour les données historiques, statistiques et sociologiques de la chose).
Comme toujours, un joyeux moment où l’on doit composer entre sa persona, soi-même, et les codes familiaux.
La messe était à 11heures. Avec la bonne technique de celles qui SAVENT, ma soeur et moi, on est arrivées à 12h, à l’aise.
A 12h03, je suis cueillie par un :
« Alors tu en es où ? » de mon oncle
(que je sais pourtant DRÔLE quand il veut, mais on sait pas trop si on est un jour avec ou sans)
BANG.
Je précise, autant ma soeur est peinarde…
=> Elle bosse en banque et elle s’est reproduite. Alors, oui, elle a divorcé mais ça passe sous les non-dits : à un non avenant : »Où est le père ? « , un « Chez lui », suffit amplement.
Autant, pour moi, c’est autre chose.
N’ayant pas encore démontré l’amour de l’enfantement, je suis cernée sur celui du service à la société.
Ramené à cette réalité, je dois faire vite :
« Bah, écoute c’est compliqué, j’étudie des symboles. »
A son air, j’ai vu que ça coinçait alors pour avoir la paix :
« Je vais reprendre des études mais le domaine est un peu flou, j’hésite entre natation et management de son corps en milieu aqueux »
j’estime à moins de 5% les probabilités de l’avoir convaincu.
Heureusement aujourd’hui, j’ai eu la chance de tomber sur :
« Fort(e) d’une première expérience d’animation et de management, vous souhaitez évoluer vers de nouvelles responsabilités et relever des défis d’envergure dans un secteur porteur en pleine mutation.«
Tout moi !
Mais qui rédige ça ? au 21e siècle ?
6 janvier 2010 09:04